Thomas Harlan La porte des mondes

L'ombre d'Ararat  (The shadow of Ararat, 1999)
Traduit par Michele Zachayus
Fleuve Noir Fantasy  ( 2000)
336 pages.     2-265-06994-9
Uchronie. Date de la divergence : 
Le serment de l'Empire

L'ombre d'Ararat
Les clefs du pouvoir

Quatrième de couverture : 

Des allées sombre de Subure aux remparts assiégés de Constantinople, des déserts de Palestine aux pentes du mont Ararat, les armées des deux Empires Romains, celui de l'Ouest et celui de l'Est, combattent celles de la Grande Perse. Les mages jettent leurs sorts, les généraux tirent leurs plans, les morts sortent de leur tombe.
Maxian Atreus, frère de l'Empereur d'Occident et guérisseur, découvre qu'un sort monstrueux a été jeté sur l'Empire. Mais pourra-t-il à temps en trouver les racines ?
La belle Thyatis, entraînée depuis l'enfance pour devenir une arme invincible, est chargée d'une mission impossible par delà les mers et les continents, face à des puissances maléfiques.
Tous deux devront aller jusqu'au bout d'eux-mêmes pour l'Empire, pour les Dieux, et pour sauver leur propre vie.
L'Antiquité réinventée dans une extraordinaire saga.
 

 « Ce premier roman sonne le début d'une longue et magnifique carrière... »       Orson Scott Gard 


 « Un véritable spectacle sur grand écran ! Une Histoire parallèle avec de magnifiques jeunes femmes, des scènes de bataille épiques, un univers magique quasi scientifique et tout à fait crédible. Quand Spartacus et Merlin rencontrent Frankenstein... »                                                                        Amazon.com 

Critique

      L'Empire Romain d'Occident ne s'est pas effondré et la Pax Romana règne donc encore sur bien des pays en plein Moyen-Age... Seuls les Perses constituent une menace sérieuse, mais  dans cet univers où la magie est utilisée au même titre que d'autres technologies les légions romaines triomphent toujours : elles demeurent en effet insensibles aux attaques magiques, pour une raison tout à fait rationnelle qui nous sera dévoilée au cours du récit.
     Pourtant, cette fois, une malédiction semble s'abattre sur Rome, tandis que l'on ramène le grand Jules César d'entre les morts...

     Conflits et complots, sorcellerie et nécromancie, uchronie et aventures, cette nouvelle série ne manque pas d'atouts pour séduire. Pourtant, malgré le dynamisme sympathique de l'ensemble, le style amène quelques réserves (est-ce dû à la traduction ?). Au début, le découpage en très courts chapitres gêne un peu pour prendre ses repères, mais cette difficulté s'efface au fur et à mesure du récit. C'est donc surtout l'écriture sèche et lapidaire qui nous paraît manquer de chaleur et de lyrisme. Elle semble plus destinée à véhiculer des informations qu'à susciter une émotion, car au contraire d'un Guy Gavriel Kay, dont les univers sont pourtant théoriquement assez proches du sien , Harlan privilégie l'action pure, au détriment des descriptions, des personnages ou des sentiments. Il multiplie les protagonistes, mais il est difficile de distinguer les figures de premier plan des simples figurants ; il nous emmène à Rome, à Damas, à Constantinople et en de nombreux autres lieux, mais sans parvenir à éviter une certaine confusion.

     Heureusement, la lecture demeure agréable car le récit contient suffisamment de bonnes idées et fait preuve d'une belle vitalité. La trame et les personnages sont en place, l'intrigue a peu à peu trouvé son rythme, surtout depuis l'apparition de Jules César... A condition que le style s'améliore, les suites pourraient donc être prometteuses. 
 

                                                                               Pascal Patoz
 

© La Porte des Mondes et Icarus
Toutes les critiques sont copyright © 1999 par leurs auteurs.

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